Journées d'été des Verts. Daniel Cohn-Bendit : "Notre problème ce n'est ni la gauche ni la droite, c'est nous"

23 août 2008

Libé Toulouse : L'intérêt pour ce rassemblement de l'écologie manifesté par Corinne Lepage (Modem) vous a fait répondre que vous aviez "les deux pieds à droite et la tête à gauche". En clair ?

Daniel Cohn-Bendit : (sourire). Cela ne veut rien dire. Aujourd'hui le débat doit porter sur le positionnement écologique et social face aux défis auxquels nous sommes confrontés. Notre problème, ce n'est ni la gauche ni la droite, c'est nous. Cela dit, le Grenelle de l'environnement ce n'est pas Jospin qui l'a fait, c'est Sarkozy, et c'est une avancée pour l'environnement. Il faut passer à une autre dimension de la galaxie écologique.

Libé Toulouse : Au terme de ces deux jours de débats, l'unité des Verts vous semble t-elle possible ?

Daniel Cohn-Bendit : C'est difficile. Mais hier, lors de l'assemblée, on a senti que les militants voulaient que cette unité de l'écologie se fasse. Un vent positif souffle. On a envie d'y aller. Et en même temps, c'est tellement nouveau pour les Verts. Jusqu'à maintenant, les Verts sont enfermés dans le paysage politique. Cette initiative devrait nous permettre de trouver notre place.

Libé Toulouse : Pour certains des participants de ces Journées d'été, le PS a plus besoin des Verts que le contraire.

Daniel Cohn-Bendit :  Il est sur que le PS a besoin d'une force écologique qui le défie et qui l'oblige à s'ouvrir sur l'écologie.

Propos recueillis par Jean-Manuel Escarnot