OBAMA

05 novembre 2008

Au-delà des larmes...

Je ne connais pas beaucoup de gens qui, pour une raison ou une autre, n'aient pas pleuré cette nuit... Quand la barre fatidique des 270 grands électeurs a été franchie ou au moment du discours du nouveau président américain, l'émotion des uns et des autres crevait l'écran.

A certains moments de l'histoire, le soleil se lève en vous donnant l'impression que le monde est plus beau. C'est en tout cas ma sensation de ce matin alors que le jour pointait sur Tel-Aviv. 

Evidemment, personne ne sait ce que fera ou pas Obama. Mais que l'Amérique ait eu "le culot" d'enterrer à tout jamais - du moins je l'espère- cette Amérique de John Wayne, ça fait du bien! L'Amérique blanche unilatérale et conquérante s'est retrouvée bousculée en son coeur par une "coalition" aussi multiculturelle qu'invraisemblable.

Cette nuit, tous ceux qui ont souffert de l'arrogance d'une Amérique insensée ont retrouvé la voix.

Cette nuit nous a réconciliés avec cette idée de société universelle ouverte, humaniste et empathique  qu'incarne Barack Obama.

C'est toujours ça à prendre dans un monde qui, ces derniers temps,  ne nous a pas particulièrement fait de cadeaux. A prendre aussi, pour le relire, le discours "De la race en Amérique" qu'Obama prononçait le 18 mars à Philadelphie.

http://www.nytimes.com/2008/03/18/us/politics/18text-obama.html?_r=2&pagewanted=print&oref=slogin&oref=slogin

Daniel Cohn-Bendit

Tel-Aviv, le 5 novembre 2008