Dans un courrier adressé aux ministres de l'UE en charge des télécommunications les eurodéputés exhortent les 27 à résister "au diktat de la présidence Française" et à maintenir l'amendement 138. Dans cette lettre, Guy Bono et Daniel Cohn Bendit soulignent l'importance de maintenir en l'état un amendement qui a reçu " le soutien des citoyens, des consommateurs et des internautes".
Le jeudi 27 novembre se tiendra, à Bruxelles, le Conseil de l'union européenne qui sera consacré à l'harmonisation de la législation du secteur des télécommunications. Le projet proposé par la Présidence française fait l'impasse sur l'amendement 138 voté à une écrasante majorité par le Parlement européen. Dans cette lettre, Guy Bono et Daniel Cohn Bendit soulignent l'importance de maintenir en l'état un amendement qui a reçu " le soutien des citoyens, des consommateurs et des internautes". "Le retrait pur et simple par le Conseil de cet amendement donnerait une image déplorable de la démocratie européenne en général et du Conseil en particulier" poursuivent les eurodéputés. Ils appellent donc les membres du Conseil, à résister, à l'instar de la Commission européenne "au diktat de la Présidence Française". Pour Guy Bono, "La Présidence française de l'Union européenne est censée représenter et promouvoir les intérêts communs de l'ensemble des citoyens européens. Au lieu de cela, en demandant au Conseil de ne pas retenir un amendement voté par 88% des députés, d'un coup de baguette magique, Sarkozy va une nouvelle fois à l'encontre de la démocratie".
"La Présidence française oublie un peu rapidement que le Parlement européen est profondément attaché au respect des libertés fondamentales et qu'il ne se laissera pas faire. Nous redéposerons l'amendement 138 en deuxième lecture dans tous les cas" poursuivent les eurodéputés.
Daniel Cohn Bendit d'ajouter que "cet amendement est un recadrage important des principes généraux inhérents à la réglementation de l'UE, en particulier les droits fondamentaux des citoyens".
Et Guy Bono d'insister que "Pour l'image de la démocratie européenne, les autres Etats membres doivent refuser les doléances du Président français: Si Sarkozy a ses habitudes de monarque en France, l'Europe n'est pas son royaume". " A défaut, les citoyens de l’UE retiendront qu’aujourd’hui, le Parlement est le seul véritable garant de la démocratie européenne et que le Conseil, ce n’est que « petits arrangements entre amis ! ", conclut Guy Bono.
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